Le procès de l’Amoco Cadiz

Le procès de l’Amoco Cadiz

4ème de couverture

Alphonse Arzel

écrits actualités

2-7373-4976-1

Syndicat Mixte de Protection et de la Conservation du Littoral nord-ouest de la Bretagne

Vingt-cinq ans après le naufrage de l’Amoco Cadiz, Alphonse Arzel raconte.

Dans la nuit du 16 mars 1978, la tempête fait rage au large de la Bretagne. L’Amoco Cadiz s’échoue à 1500 mètre de la côte, sur les rochers de Portsall, petit bourg situé à trois kilomètres de Ploudalmézeau. Au petit matin, la population et les élus découvrent un paysage d’apocalypse : 220 000 tonnes de pétrole devaient se déverser sur le littoral, souillant les plages et les dunes.

L’état décide de prendre en charge la catastrophe et renvoie les élus rassurer la population de leur commune. C’est sans compter sur la détermination d’Alphonse Arzel. Très vite, avec les maires des autres villes sinistrées, il créé le « Syndicat Mixte de protection et de la conservation du littoral nord-ouest de la Bretagne » et en devient le président. Le groupe Amoco est alors assigné devant le tribunal de Chicago, aux Etats-Unis. L’aventure ne fait que commencer.

Cet ouvrage relate quatorze années de procès, pendant lesquelles le maire de Ploudamézeau a fait preuve d’une pugnacité et d’une ténacité hors pair. C’est de ce combat dont il est question ici, et de la personnalité d’un homme qui a pris en main le destin de milliers de Bretons sinistrés. Charles Josselin lui-même affirme que « personne mieux qu’Alphonse Arzel n’aurait pu incarner le sursaut vengeur, la fierté blessée, la volonté d’aller jusqu’au bout de notre quête de justice ».

Ce combat de pionniers face à une législation complexe sert aujourd’hui la cause des victimes des naufrages pétroliers récents, comme celui du Prestige.