Plogoff

Plogoff

4ème de couverture

Delphine Le Lay & Alexis Horellou

Delcourt

978-2-7560-3151-4

Préface de Nicole et Félix le Garrec

Après le choc pétrolier de 1973, la France décide de passer au tout nucléaire et lance un vaste programme de construction de centrales.

En Bretagne, c’est Plogoff (pointe du Raz) qui sera retenu, notamment parce qu’il s’agit d’un village isolé au bout du monde et peuplé de personnes âgées et de femmes seules, les hommes étant pour la plupart en mer, et marins de l’État de surcroît. On parie donc sur le fait que ces gens-là ne feront pas d’histoires.

La lutte de Plogoff contre la centrale s’étendra de 1974 à 1981 avec un point fort en février 1980, lors de l’enquête d’utilité publique menée sous la haute protection d’une armée de gardes mobiles, relayés par des parachutistes et armés de grandes lacrymogènes et de grenades offensives qu’ils lanceront contre les habitants de Plogoff armés, eux, de cailloux et de lance-pierres.

Alexis Horellou est né en 1981. Après avoir écumé les villes du sud-ouest de la France, il a vécu quelques années à Bruxelles, d’où il est redescendu en 2011 pour s’installer en Mayenne.

Depuis une dizaine d’années, Alexis multiplie les façons de travailler, passant de la peinture à l’encre ou au stylo, en fonction des sujets à traiter et des formes narratives à explorer.

Delphine Le Lay est née en 1979 non loin de Douarnenez, où elle a grandi. Avec quelques diplômes en poche, elle est partie de sa Bretagne vers d’autres villes, puis vers Bruxelles où elle a séjourné quelques années.

C’est durant cette période qu’elle s’est intéressée de près à la bande déssinée et à toutes les façons de raconter des histoires.

À ce jour et depuis 2007, Alexis et Delphine vivent et travaillent ensemble sur de nombreux projets.

Plogoff est leur troisième ouvrage commun. Delphine y raconte « l’étonnante histoire de la centrale de la pointe du Raz » qu’elle prenait, enfant, pour une légende. Alexis y dessine la Bretagne qu’il a découverte ces dernières années et dont il aime l’ambiance sauvage et les bistrots chaleureux.

« Il ne saurait être question d’imposer aux Français un programme nucléaire auquel ils seraient profondément opposés après avoir été complètement informés. » Valéry Giscard d’Estaing (Le Monde, 26 janvier 1978)