Résistance et conscience bretonne (1940 - 1945)

Résistance et conscience bretonne (1940 - 1945)

4ème de couverture

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Jean-Jacques MONNIER

Yoran Embanner

978-2-916579-09-2

20€

L’hermine contre la croix gammée

De Gaulle : Parmi les braves et jeunes Français, marins, soldats qui combattent toujours pour la France, un sur trois est breton.

Les témoignages ne manquent pas, concernant le comportement de beaucoup de Bretons pendant la seconde guerre mondiale.

Un observateur du BCRA (service secret du gouvernement français en exil) : La Bretagne est, de beaucoup, notre principal point d’appui et l’attitude des Bretons est d’un grand réconfort pour ceux qui sont retournés en France après une longue absence.

Et encore un officier SAS de l’Armée britannique et des FFL (brigade de parachutistes destinée à organiser la résistance après le débarquement de Normandie), qui évoque sa surprise, en juin 1944, devant l’enthousiasme des Bretons à nous rejoindre.

Alors, d’où vient cette image brouillée qui a vu récemment un magazine parisien titrer « Ils ont des chapeaux ronds... vivent les nazillons ». En fait, c’est l’attitude d’une petite partie des « militants bretons » qui en est, en très grande partie, responsable, et surtout des amalgames et simplifications qui ont suivi de la part des politiques. Certains militants bretons ont effectivement collaboré avec l’occupant, espérant profiter des circonstances pour obtenir des nouvelles autorités ce que la République française avait refusé aux Bretons, en particulier la reconnaissance de leur langue et de leur culture. Loin de cette chimère, de nombreux militants bretons ont, quant à eux, participé à toutes les formes de résistance. D’une façon plus large, nombre de résistants étaient animés d’une forte conscience bretonne et l’ont démontré par la suite, du colonel Rémy à Charles Tillon en passant par Jacques de Bollardière et beaucoup d’autres, plus anonymes. En enquêtant pendant huit ans sur des centaines de cas, en accumulant les témoignages de résistants, aujourd’hui très âgés ou disparus, en dévoilant des documents inédits, l’auteur présente un kaléidoscope, qui, peu à peu, révèle une autre Bretagne militante, celle de l’antinazisme, incroyablement plurielle et attachante.

Né à Londres à la fin de la guerre parce que ses parents avaient rejoint les Forces Françaises Libres, Jean-Jacques Monnier, docteur ès lettres, professeur d’histoire et chercheur, auteur de nombreux articles historiques et de plusieurs livres, a déjà publié un ouvrage sur le comportement politique des Bretons(1945-1994) et coordonné une série d’ouvrages collectifs sur l’histoire de la Bretagne.